Actually, post-secondary education is a great retirement investment

Recently, an article in the Financial Post articulated what has been a growing narrative about post-secondary education: namely that Canadians are “spending too much time in school”. As a result of this over education Canadians are being forced to go deeper into debt, work longer and retire later, all of which could be fixed if young Canadians simply got into the labour market sooner.

To put it mildly, this is ridiculous.

Education and retirement are two phases in life often that take place at near opposite ends of a lifetime. Linking the two can be difficult, but one thing is clear, pursuing an education is the best life decision one can make. The premise that it is because we spend too much “time” in school that could have been spent saving to retire by age 65, is incredibly simplistic. First, as the author concedes, the jobs of a modern economy demand a higher level of expertise in order to earn higher wages. These higher wages can translate into greater savings overtime that can be used to support all sorts of things, including retirement. The Conference Board of Canada estimates that a Canadian with a university degree will, on average, earn 38% more than a high school graduate. Secondly, even if savings rates between high school graduates and post-secondary education graduates were equal, post-secondary educated Canadians have far higher employment levels, especially in weak economies. In 2012 Canadians who had a University of College degree had an unemployment rate of approximately 6%, for high school graduates it was about 9%. The increased risk of unemployment that those with only a high school diploma face is enough to justify post-secondary education itself. Luckily, there are even more reasons to get a post-secondary degree!

Investing in students and post-secondary education is a public good and why governments of all orders continue to subsidize it to the tune of billions of dollars a year. A highly educated workforce leads to innovation, creativity and contributes to a strong and evolving economy that benefits all Canadians. The world we live in has shrunk, companies, people and capital is more mobile than ever before. A skilled workforce is what Canada needs to compete and excel globally. These skills are not learned overnight, and in of themselves require time. Save for a few exceptions, students will not be able to be surgeons, engineers, historians, project managers or physicists at 18. All of these pursuits take time, and that is why government needs to continuously invest in students to ensure post-secondary education remains affordable and those with the highest levels of need are able to access the system.

Often the argument about what kind of education one pursues is brought up. While some programs and degrees lead to specific careers, many others do not. Regardless of what one chooses to study, obtaining an advanced education greatly increases the chances one will have a higher income (in some cases, much higher). These higher income levels will often far outweigh the costs of not attending post-secondary. In addition, higher levels of education can increase the prospects of upward mobility, job security, career satisfaction and being to adapt to labour market changes. These benefits can be difficult to quantify yet are significant returns.

 

This all relates to retirement in several ways. Even those that carry debts, whether it is housing debt or student debt, are still able to save for retirement. Various incentives (ie. preferential tax treatment, RRSPs etc.) are in place that makes this very plausible. Though there may not be as many working years where making a contribution is feasible, this difference can easily be made up by increased contribution amounts. Further, it is not unreasonable to assume that those with advanced education will be able to obtain jobs where workplace pensions, or other retirement contribution programs are offered. All of these benefits continue to flow directly to those with college and university training.

What the author is right about is that education related costs continue to rise at an unsustainable rate and that student debt loads are far too high. This is a critical problem and something that needs to be addressed immediately. Too many potential students cannot access post-secondary education, and those who do are being asked to carry too much of the burden throughout their studies. With that said, an investment in education of any stripe is the best decision a person can make even if it means delaying potential earnings by a few years.

Retirement is about preparedness and long term planning. Lifestyle changes, environmental awareness and modern medicine have all resulted in people living longer. This will come as a surprise to no one. Choosing to not pursue higher education because it may delay retirement not only disadvantages the individual in the long run but Canada as a whole. We should be doing everything we can to encourage all Canadians both young and mature to complete post-secondary education.

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Le gouvernement passe à côté de l’essentiel avec l’investissement sur l’embauche des nouveaux diplômés; les étudiants accordent la priorité à l’accès

L’Alliance canadienne des associations étudiantes répond au budget fédéral de 2013

OTTAWA, le 21 mars 2013 /CNW/ – Le budget fédéral, déposé aujourd’hui par le ministre des Finances, Jim Flaherty, comprend un investissement de 70 millions de dollars sur trois ans afin de permettre à 5 000 titulaires d’un diplôme d’études postsecondaires d’effectuer un stage rémunéré.

Actuellement, plus de 1 000 000 d’étudiants sont inscrits à l’université et environ 700 000 sont inscrits dans un collège au Canada. Cette mesure fournira une précieuse expérience qui permettra d’atténuer les difficultés liées à l’instabilité des emplois, mais uniquement à une infime partie des nouveaux diplômés.

Pour les diplômés universitaires, on a observé une hausse nette de 700 000 emplois entre juillet 2008 et juillet 2012, et pour les diplômés collégiaux et d’établissements de formation professionnelle, de 320 000 emplois au cours de la même période. Pour les personnes ayant atteint un niveau d’études secondaires ou un niveau inférieur, on a constaté une perte nette de 640 000 emplois au cours de cette période.

« Ce budget encourage les employeurs à embaucher de nouveaux diplômés comme stagiaires après l’obtention de leur diplôme », a déclaré Zachary Dayler, directeur national de l’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAE). « Malheureusement, il n’apporte que peu de solutions aux personnes qui ont de la difficulté à accéder aux études postsecondaires, ce qui permettrait à un plus grand nombre d’intégrer le marché du travail. »

Avant le dépôt du budget, les étudiants de l’ensemble du Canada ont demandé au gouvernement de faire en sorte que l’aide financière soit plus efficace et accessible. Le fait de favoriser l’accès à la formation professionnelle et à l’éducation pour augmenter la présence sur le marché du travail permettra d’accroître la prospérité future du Canada. Chaque année, plus de 400 000 personnes ont recours à l’aide financière fédérale pour financer leurs études.

« Le gouvernement aurait dû profiter de cette occasion pour s’attacher à améliorer les compétences et la formation des personnes qui ont le plus de difficulté à trouver un emploi », a ajouté Pat Joyce, président du conseil de l’ACAE. « Il est évident que d’autres mesures doivent être prises pour favoriser l’accès de ces personnes aux études postsecondaires et au marché du travail. »

« Augmenter le nombre de diplômés très instruits et très qualifiés contribuera à améliorer l’adaptabilité de la main-d’œuvre ainsi que la flexibilité du marché du travail », a ajouté M. Dayler. « Il va sans dire que ces mesures avantagent plus les employeurs que les jeunes. »

L’ACAE appuie les investissements annuels supplémentaires de 5 millions de dollars pendant deux ans en faveur de l’éducation des Autochtones par l’intermédiaire d’Indspire, l’ancienne Fondation nationale des réalisations autochtones, pour soutenir les programmes de bourses d’études. Les activités de l’ACAE sont également encouragées par les investissements continus au profit de la Fondation canadienne de l’innovation qui soutient les dépenses pour l’infrastructure des campus, s’assurant que ces coûts ne sont pas imputés aux étudiants.

L’Alliance canadienne des associations étudiantes représente 300 000 étudiants de 25 associations membres partout au Canada. L’ACAE milite pour un système d’enseignement postsecondaire canadien qui est accessible, abordable et de la meilleure qualité possible.

SOURCE : ALLIANCE CANADIENNE DES ASSOCIATIONS ETUDIANTES

Renseignements :

Pour organiser une entrevue avec Zachary Dayler ou des représentants étudiants de votre région, veuillez communiquer avec :

Rob LeForte
Agent des relations avec le gouvernement
613-720-5726
[email protected]

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La littératie financière

La littératie financière :

Au nom de l’alliance canadienne des associations étudiantes, une alliance de plus de 300 000 étudiants à travers le Canada, nous vous remercions, monsieur le président et membres du comité, de nous avoir invité aujourd’hui afin de discuter de  la littératie financière.

La littératie financière est un sujet délicat et complexe; il ne s’agit pas seulement d’apprendre aux gens à budgéter et mettre de l’argent de côté, mais également de favoriser de bonnes habitudes financières pour les gens de tout âge. Le besoin est évident. En 2011, notre épargne nationale a atteint un des plus bas taux dans notre histoire, à 5%; il s’agit également d’un des taux les plus bas au sein de l’OCDE.[1]

La discussion devrait être centrée sur la façon dont un investissement dans des ressources plus claires et accessibles puisse aider à réduire le fardeau des dettes des étudiants, tout en les aidant à se préparer pour le futur.

Je crois qu’en gros, les étudiants connaissent les coûts associés à la poursuite d’une éducation postsecondaire, et sont au courant que ces coûts augmentent à vue d’œil, mais l’économie et le marché du travail ont, de force, mis les étudiants dans une situation financière difficile.

Pour plusieurs d’entre eux, la transition entre la jeunesse et la phase adulte s’adonne à être la première fois qu’ils doivent gérer les tenants et les aboutissants de produits financiers de cette envergure; soit à travers un prêteur privé ou le Programme canadien de prêts aux étudiants.

De façon à mieux comprendre le problème, l’ACAÉ a mené une étude auprès de plus de 20 000 étudiants. Nous avons posé une série de questions par rapport à l’aide financière et la compréhension en matière de finances. Les résultats nous ont donnés un excellent portrait de l’état de le littératie financière étudiante, ainsi que des résultats intriguant quant aux différentes sources qui aident ou qui nuisent aux étudiants lorsqu’ils cherchent à mieux comprendre la gestion de finances.

L’ACAÉ a constaté que les étudiants sont très peu informés sur le système d’aide financière gouvernementale. Trois-quarts des sujets ont échoué notre test de littératie financière, et même plus de la moitié des récipiendaires ayant reçu de l’aide financière à plusieurs reprises n’ont pas réussi à répondre correctement.

Le problème semble comporter deux facettes : pré-prêt et post-prêt. Par exemple, un grand nombre d’étudiants étaient méconnaissant de l’aide financière à leur disposition. Ceci fut le cas pour 29% des étudiants qui ont ni emprunté, ni fait application pour des bourses; ce même 29% qui n’étaient pas au courant que des étudiants à faible revenu pouvaient recevoir des bourses sans être récipiendaire de prêts.

D’un autre côté, plusieurs étudiants qui ont emprunté démontraient qu’ils ne connaissaient pas les informations de base quant au remboursement de leur prêt. Ils démontraient de la confusion quant aux dates d’échéance et à l’accumulation du taux d’intérêts, et finiront par apprendre qu’ils doivent plus d’argent qu’ils ne s’en attendaient.

L’impact potentiel de cet analphabétisme est sérieux et de grande envergure. Pour certains étudiants, le manque de connaissance rendra le processus de remboursement plus pénible qu’il en soit nécessaire; pour d’autres, l’analphabétisme financier les a complètement empêché d’accéder à l’aide financière gouvernementale. Encore pire, ceci a dissuadé un grand nombre de gens à poursuivre leurs études plus loin. Aujourd’hui, l’éducation postsecondaire est une étape primordiale pour réussir dans le marché du travail.

On peut attribuer une grande portion du problème aux sources d’information que les étudiants utilisent; un quart des étudiants se tournent vers leurs amis et leur famille pour recevoir des conseils financiers. Cependant, à travers cette étude, l’ACAÉ a découvert que ces gens sont les sources les moins informées au niveau financier. Nous avons trouvé que la désinformation est encore plus répandu en ce que les conseillers d’orientation dans les écoles secondaires ne performent pas beaucoup mieux.

Les sources financières les plus informatives provenaient de sites internet gouvernementaux, mais que ceux-ci n’étaient accédés que par 40% des emprunteurs; même les sites internet gouvernementaux, cependant, n’amélioraient les résultats du questionnaire que de 6%.

Comment pouvons-nous nous adresser à ce problème? En décembre 2011, le Groupe de travail sur la littératie financière a émis des recommandations dénotant quelques étapes à suivre :

1)      Que le gouvernement du Canada, en partenariat avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, intègre des parties de littératie financière au Programme Canadiens de prêts aux étudiants pour ceux qui reçoivent du financement.

2)     Que le gouvernement du Canada organise des programmes de formation sur la littératie financière pour les jeunes Canadiens éligibles au financement à travers la ‘Stratégie emploi jeunesse’.

3)     Que le gouvernement du Canada et le secteur privé offre des prix de littératie financière et qu’il initie des compétitions pour les jeunes, les étudiants, ainsi que les gens dans le marché du travail au Canada.

Le gouvernement et les banques privées ont appuyé, au fil du temps, un système qui n’est pas avantageux pour ceux qui l’utilise. Les intérêts continuent de s’accumuler, mais les étudiants demeurent évidemment mal informés et les outils à leur disposition sont inefficaces dans le meilleur des scénarios. Les jeunes Canadiens ne savent pas que, lorsqu’ils posent leur signature à ce contrat, ils s’engagent à vivre une décennie d’incertitude et de défis financiers qui influencera leur contribution à l’économie Canadienne, ainsi que leur propre bienêtre financier. Nous vouons l’économie du savoir à l’échec si nous ne mettons pas les bonnes ressources à sa disposition et si nous ne lui offrons pas un appui financier adéquat.



[1] Agence de la consommation en matière financière du Canada. Financial Basics Workshop Resources. 2013. Accédé en ligne: http://www.fcac-acfc.gc.ca/ .

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Directeur national, Alliance canadienne des associations étudiantes

RÉSUMÉ DES FONCTIONS

Poste : Directeur national, Alliance canadienne des associations étudiantes
Rattachement hiérarchique : Conseil d’administration
Conditions d’emploi : Contrat de 2 ans et révision après la première année; possibilité de prolongation de 2 ans
Endroit : Ottawa (Ontario)
Rémunération : 50 000,00 $ (négociable) + avantages sociaux
Date d’entrée en fonction : 2 juillet 2012
Échéance des soumissions – Prolongé : 26 avril 2013

*Les candidats sélectionnés devront se présenter à nos membres

Votre candidature DOIT inclure les documents suivants :

  1. Lettre d’accompagnement présentant :
    1. les motifs justifiant le caractère exceptionnel de votre candidature;
    2. votre vision de l’ACAÉ.
  2. Curriculum vitæ
  3. Rédaction (maximum de deux (2) pages) / Sujet recommandé :
    L’avenir des associations étudiantes au Canada

Nous refuserons les candidatures qui ne contiendront pas les trois (3) documents énumérés ci‑dessus. Veuillez faire parvenir votre candidature complète [email protected].

Les candidats intéressés peuvent poser leurs questions au directeur national actuel ([email protected]). Veuillez écrire à cette adresse électronique pour déterminer le moment de la communication. Candidats sérieux seulement.

Notre effectif demande respectueusement aux candidats de s’abstenir de toute sollicitation. Les candidats sélectionnés auront l’occasion de rencontrer l’effectif de l’ACAÉ.


Alliance canadienne des associations étudiantes
Directeur national

Le directeur national (DN) de l’Alliance canadienne des associations étudiantes est le principal porte-parole de l’organisation. Il supervise et facilite l’exercice des activités de défense des intérêts par l’effectif et par les employés à temps plein grâce au lobbying, aux relations publiques et à l’élaboration de politiques, conformément aux orientations définies par les membres. En tant que chef de la direction, le DN assume également l’administration courante des activités de l’ACAÉ. Il contribue à promouvoir l’organisation sur ses campus membres et assure une communication efficace entre le siège social et les associations étudiantes du pays. En outre, le DN établit la liaison avec d’autres intervenants des secteurs provincial et national de l’éducation quant à l’atteinte des objectifs de l’organisation. Le DN encadre les employés à temps plein et à temps partiel, administre un budget dépassant les 500 000 dollars et gère la planification des trois congrès nationaux annuels de l’organisation.

L’ACAÉ souhaite développer un bassin de candidats possédant une formation diversifiée et une expérience pertinente. Elle encourage toutes les personnes intéressées à poser leur candidature.

Qualifications                  

Le candidat possédera les qualifications suivantes :

  • Diplôme délivré par un collège, par une université ou par un institut de technologie, ou scolarité et (ou) expérience de travail équivalente;
  • Solide formation ou expérience pertinente en :
    • gestion d’équipe;
    • gestion étudiante;
    • relations avec les médias;
    • relations gouvernementales;
    • élaboration et gestion de budgets.
  • Compréhension des enjeux suivants :
    • questions liées à l’enseignement postsecondaire et (ou) aux politiques sociales;
    • gestion étudiante;
    • politiques et recherche.
  • Excellentes compétences en :
    • rédaction de documents destinés à différents publics;
    • organisation et gestion personnelles;
    • compréhension rapide de renseignements complexes;
    • planification stratégique.
  • Connaissance pratique :
    • des logiciels de gestion courants, dont Microsoft Office, iWork, les plateformes de médias sociaux et les fonctions Internet usuelles;
    • des deux langues officielles du Canada;
    • des procédures de la Chambre des communes.
  • Qualifications souhaitables :
    • Grandes habiletés en communications interpersonnelles et solides compétences en art oratoire
    • Mandat de deux ans à titre de directeur national considéré comme un atout[BC1]
    • Expérience de leadership, notamment en gestion d’équipe, gestion de projets, reddition de comptes et responsabilité finale d’organisations ou de projets
    • Intérêt marqué pour les équipes dynamiques et le travail en étroite collaboration
    • Aptitude à l’exécution de tâches multiples et à la priorisation
    • Compétences en gestion du temps; aptitude à travailler efficacement sous pression

Un avis détaillé de poste à pourvoir est diffusé au staging.casa-acae.com.
Alliance canadienne des associations étudiantes
Directeur national

L’enseignement postsecondaire constitue l’un des principaux piliers sociaux de notre pays. Le bien‑être économique et social du Canada dépend du niveau de scolarité de sa population. Les leaders étudiants sont les mieux placés pour promouvoir l’amélioration du système canadien d’enseignement postsecondaire. Selon l’ACAÉ, toute personne douée pour les études et désirant accéder à l’éducation postsecondaire ne devrait être confrontée à aucun obstacle, qu’il soit de nature financière ou autre.

L’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAÉ) est une alliance constituée de 25 associations étudiantes réparties d’un océan à l’autre. À l’échelle nationale, l’ACAÉ représente quelque 300 000 étudiants de niveau postsecondaire. Les membres de l’ACAÉ revendiquent un système canadien d’enseignement postsecondaire qui est abordable, accessible et de qualité exceptionnelle. Nous croyons que le gouvernement fédéral a un rôle important à jouer dans l’enseignement supérieur et la recherche. L’ACAÉ s’engage à collaborer, avec les décideurs des gouvernements fédéral et interprovinciaux, à la promotion des politiques novatrices élaborées par ses membres.

Membres

  1. Union des étudiants de l’Université Acadia
  2. Association des étudiants diplômés de l’Université d’Athabasca
  3. Union des étudiants de l’Université Brock
  4. Union des étudiants de l’Université Dalhousie
  5. Association des étudiants diplômés – Université de Waterloo
  6. Société des étudiants diplômés de l’Université de la Colombie‑Britannique
  7. Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton
  8. Union des étudiants de l’Université McMaster
  9. Union des étudiants de l’Université Mount Allison
  10. Association étudiante du Collège Red River
  11. Association étudiante de l’Université Saint Mary’s
  12. Union des étudiants de l’Université Saint‑Francis‑Xavier
  13. Union des étudiants de l’Université St. Thomas
  14. Association étudiante de l’Université Mount Royal
  15. Association étudiante de l’Institut de technologie du Sud de l’Alberta
  16. Union des étudiants de l’Alberta
  17. Union des étudiants de l’Université de Calgary
  18. Union des étudiants de l’Université de la Vallée du Fraser
  19. Union des étudiants de l’Université de Lethbridge
  20. Union des étudiants de l’Université du Nouveau‑Brunswick (Fredericton)
  21. Conseil représentatif des étudiants de l’Université du Nouveau‑Brunswick (Saint‑Jean)
  22. Union des étudiants de l’Université de l’Île‑du‑Prince‑Édouard
  23. Fédération des étudiants de l’Université de Waterloo
  24. Conseil étudiant de l’Université Western Ontario
  25. Union des étudiants de l’Université Wilfrid Laurier

Objectifs de l’Alliance canadienne des associations étudiantes

L’ACAÉ fonde ses activités de lobbying sur son système d’élaboration de politiques définies par les membres. L’ACAÉ mène des recherches sur des enjeux touchant les étudiants et elle conçoit des solutions originales et pragmatiques à cet égard. Des membres de l’ACAÉ élaborent et examinent l’ensemble de ses politiques. Ainsi, ils permettent aux étudiants de vraiment faire entendre leur voix auprès du gouvernement. L’ACAÉ a établi quatre positions de principe.

Accessibilité : L’ACAÉ croit que toute personne douée pour les études et désirant accéder à l’éducation postsecondaire ne devrait être confrontée à aucun obstacle, qu’il soit de nature financière, sociale, politique, physique, culturelle ou autre.

Abordabilité : L’ACAÉ estime que les étudiants ne devraient accumuler aucune dette déraisonnable ni insupportable afin d’accéder à l’enseignement postsecondaire ou de poursuivre leur formation.

Innovation : L’ACAÉ croit que le système d’enseignement postsecondaire devrait mettre en œuvre des programmes de recherche durables dans l’ensemble de ses disciplines, et répartir les avantages de cette recherche entre tous les niveaux du corps étudiant.

Qualité : L’ACAÉ estime qu’un système public d’enseignement postsecondaire de qualité devrait recevoir un financement adéquat, se montrer efficace et responsable, faire l’objet d’une gestion coopérative et bénéficier d’améliorations apportées par les gouvernements fédéral et provinciaux.

Mission de l’ACAÉ

L’ACAÉ a adopté une structure reposant sur les membres et une philosophie basiste. Elle s’est donnée pour mission de défendre les intérêts des étudiants grâce à l’élaboration des politiques et à la recherche, à des campagnes de sensibilisation, aux relations gouvernementales et à la création de partenariats avec d’autres intervenants.

Vision de l’ACAÉ                                                                       

Le Canada doit instaurer un système d’enseignement postsecondaire accessible, abordable et de qualité supérieure, qui offrira une excellente qualité de vie aux étudiants.

Directeur national

Le directeur national (DN) de l’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAÉ) assume la gestion générale de la recherche, des relations gouvernementales, des relations avec les intervenants, du développement organisationnel, des communications, du soutien au conseil d’administration et  des activités quotidiennes de bureau.

Le directeur national (DN) de l’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAÉ) est le principal porte-parole de l’organisation. Il supervise et facilite l’exercice des activités de défense des intérêts par l’effectif et par les employés à temps plein grâce au lobbying, aux relations publiques et à l’élaboration de politiques, conformément aux orientations définies par les membres. En tant que chef de la direction, le DN assume également l’administration courante des activités de l’ACAÉ. Il contribue à promouvoir l’organisation sur ses campus membres et assure une communication efficace entre le siège social et les associations étudiantes du pays. En outre, le DN établit la liaison avec d’autres intervenants des secteurs provincial et national de l’éducation quant à l’atteinte des objectifs de l’organisation. Le DN encadre les employés à temps plein et à temps partiel, administre un budget dépassant les 500 000 dollars et gère la planification des trois congrès nationaux annuels de l’organisation.

Le directeur national doit également être en mesure de jouer un rôle consultatif auprès du conseil d’administration et des décideurs, en plus d’orienter les initiatives entrepreneuriales. En outre, le DN doit savoir bâtir des relations : il doit superviser la gestion des contrats de service établis avec des fournisseurs externes, créer des réseaux avec les campus du pays, développer de solides relations avec les intervenants à l’interne et forger des partenariats prospères.

Candidat idéal

Le candidat idéal au titre de directeur national de l’ACAÉ possédera de solides compétences acquises dans différents domaines :

« Savoir‑être » : Le directeur national est responsable des employés à temps plein et à temps partiel. Il doit être capable de collaborer, avec plusieurs personnes, à la résolution de questions diverses. Il doit savoir négocier, écouter et faire des compromis, en plus de conseiller différents intervenants.

Leadership : Il est essentiel que le directeur national possède les compétences nécessaires à la gestion et à la direction d’une équipe dynamique souvent composée de jeunes professionnels débutants, pour favoriser leur rendement optimal.

Expérience professionnelle : La gestion générale des services, des programmes et du bureau de l’ACAÉ exige de posséder des compétences administratives dans les domaines de la gestion stratégique, du fonctionnement, des ressources humaines, de la comptabilité et du marketing.

Vision stratégique : Le directeur national doit être en mesure de déceler les possibilités d’expansion et de renforcement de la défense des intérêts des membres de l’ACAÉ. Il doit être apte à établir un pont entre la vision de l’organisation et la gestion efficace des activités quotidiennes.

Adaptabilité : La capacité de s’épanouir dans un environnement où les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas est essentielle à l’exercice de cette fonction. Le candidat idéal doit savoir s’adapter à des priorités et à des perspectives différentes, sans jamais perdre de vue les objectifs et les buts de l’ACAÉ.

Établissement de relations : Le candidat idéal doit manifester une aptitude innée à l’établissement de relations. Il doit posséder les compétences nécessaires pour reconnaître les possibilités de relations mutuellement bénéfiques, en plus de comprendre les avantages de maintenir et de cultiver les relations actuelles de l’ACAÉ.

Appréciation de la gestion étudiante : Le candidat idéal doit comprendre le fonctionnement des associations étudiantes et des services aux étudiants. Il doit aussi apprécier le niveau d’engagement des étudiants et leur dévouement envers leurs fonctions.

Responsabilités professionnelles du directeur national        

Responsabilités externes 

  • Agir comme porte-parole officiel de l’ACAÉ.
  • Agir comme lobbyiste de l’ACAÉ.
  • Promouvoir les politiques de l’ACAÉ auprès des gouvernements, des médias, du public, des étudiants, des professeurs, des employés ainsi que des administrateurs des universités, des collèges et des instituts de technologie du Canada.
  • Formuler une analyse critique de l’influence des politiques publiques sur le milieu de l’enseignement postsecondaire, en facilitant et en supervisant la rédaction de lettres, de dossiers et de rapports. Présenter des exposés publics sur les positions de principe de l’ACAÉ, conjointement avec le personnel de son siège social.
  • Contribuer à la coordination de toutes les campagnes de sensibilisation, en collaboration avec les employés du siège social de l’ACAÉ et les institutions membres.
  • Déployer des efforts constants de lobbying, dans le but d’influencer les politiques gouvernementales sur les enjeux liés à l’enseignement postsecondaire. Contrôler l’élaboration de ces politiques et maintenir le contact avec des dirigeants et des groupes qui exercent un impact sur le secteur de l’enseignement postsecondaire, en collaboration avec le personnel du siège social de l’ACAÉ.
  • Encadrer le perfectionnement de l’effectif et le recrutement des nouveaux membres. Ces activités peuvent englober des visites aux campus, la production de documents promotionnels, ainsi que le lancement d’invitations aux congrès, aux activités ou aux campagnes de l’ACAÉ.
  • Favoriser la régularité des communications et la création de partenariats entre des organisations représentant le milieu de l’enseignement postsecondaire, en collaboration avec le personnel du siège social de l’ACAÉ.

Responsabilités internes

  • Agir comme chef de la direction de l’ACAÉ.
  • Maintenir des liens avec les organisations membres. Aider le conseil d’administration de l’ACAÉ à assumer ses responsabilités.
  • Contribuer à la préparation des exposés, ainsi qu’à la production des dossiers d’information destinés aux gouvernements, des documents de relations publiques et des autres publications de l’ACAÉ.
  • Encadrer les vérifications financières annuelles de l’organisation, en collaboration avec l’adjoint administratif de l’ACAÉ.
  • Superviser et élaborer la production des rapports destinés à l’effectif de l’ACAÉ, en collaboration avec le personnel de son siège social.
  • Coordonner le suivi des congrès et des retraites de l’ACAÉ.

Activités de gestion 

  • Superviser les employés à temps plein et à temps partiel. Élaborer un budget annuel (+ de 500 000 dollars). Gérer les plans organisationnels et financiers à long terme.
  • Encadrer l’embauche de tous les employés à temps plein et à temps partiel du siège social de l’ACAÉ.
  • Mener des évaluations complètes du rendement de tous les employés du siège social de l’ACAÉ à une fréquence trimestrielle, semestrielle et annuelle.
  • Diriger les négociations contractuelles avec les employés à temps plein et à temps partiel du siège social de l’ACAÉ.
  • Superviser l’élaboration et l’évaluation des stratégies de portefeuille élaborées pour le personnel du siège social de l’ACAÉ.

Responsabilités additionnelles

  • Suivre une formation continue dans les deux langues officielles du Canada.
  • Maintenir un horaire ouvert et adaptable, en raison des exigences liées aux déplacements.
  • Assurer le développement et le suivi régulier du réseau des anciens de l’ACAÉ.

 

 

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(English) Credit protection for Canada Student Loans Program borrowers affected by missing personal information

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(English) Democracy Week – Participation between elections – Elected Officials

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On affiche l’excellence: Détermination de nos priorités politiques

L’Alliance Canadienne des Associations Étudiantes revient tout juste d’une semaine excitante de discussions, ainsi que de débats politiques, concernant l’amélioration et la réforme du système d’éducation postsecondaire Canadien. Il est toujours fascinant de voir comment l’élaboration des politiques d’un organisme est établit et comment il se transforme en un produit final. Les processus d’organismes de jeunesse sont particulièrement intéressants, en ce qu’ils ont tendance à se détourner des mécanismes habituels d’élaboration de politiques.

 

Il y a quelques années, l’ACAÉ a développé une méthode d’élaboration des politiques de façon à établir ses priorités annuelles et encourager les débats politiques portant sur l’éducation postsecondaire. Il s’agit d’un processus créatif visant à ce que les leaders étudiants déterminent des actions spécifiques, des initiatives politiques, ou des demandes de changements législatifs ou règlementaires auprès du gouvernement. Chaque action ou initiative établit est éventuellement placée dans un des quatre quadrants du diamant, dépendamment de la disponibilité de la recherche et de l’opportunité politique.

La processus d’élaboration des politique de l’ACAÉ, mise en effet à la conférence de sensibilisation stratégique à tous les ans, s’appui fortement sur la participation des membres.  En premier lieu, lors de la conférence ‘de transition’ en début d’année, les membres étudiants s’entretiennent entre eux-mêmes et tentent d’obtenir du soutien populaire par rapport à leurs idées politiques. Une fois que les employés de l’ACAÉ aient raffiné ces idées par le biais de notes informatives et de notes de recherche, les délégués discutent de ces sujets lors de séances de tables rondes. Ils déterminent alors les priorités annuelles de l’ACAÉ à travers un scrutin. Le diamant se forme alors dans le cadre de séances d’évaluation, où les étudiants déterminent la disponibilité de la recherche et l’opportunité politique. Par la suite, lors de la séance plénière de fermeture, ils votent pour accepter ou rejeter le diamant ayant été formé au courant de la conférence. Le travail ne se termine guère à la conférence, par contre. À travers l’année, un grand nombre de candidats siègent auprès de comités variés et travaillent activement à faire avancer nos objectifs politiques. De nombreux comités seront actifs cette année, dont le comité politique, le comité propre aux programmes d’apprentissage de métiers, le conseil des gradués, le comité portant sur les crédits d’impôts et des bourses, ainsi que l’équipe nationale de plaidoyer et le conseil d’administration. À travers le travail qu’ils accomplissent, les étudiants donnent de la vie au mécanisme d’élaboration des politiques.

L’ACAÉ travail sur ce processus d’élaboration des politiques depuis 2009 et de nombreux changements y est toujours apporté. La nature du travail avec les jeunes, en soi, présuppose un mécanisme accordant une certaine flexibilité, de façon à permettre à l’organisme de grandir avec les étudiants.

Au total, 24 ‘demandes initiales’ ont été choisies à la conférence de sensibilisation politique et chacune d’entre elles ont été placées à l’intérieur d’un quadrant du diamant. Une variété de sujets ont été soulevés, dont :

-       L’expansion du programme Canadien ‘emploi été’
-       L’accès public aux publications de recherche
-       La baisse des intérêts sur les prêts étudiants
-       L’importation parallèle des livres dans le cadre législatif
-       Le financement des trois conseils (conseils subventionnaires)
-       L’élimination de la TPS et de la TVH lors de l’achat de livres

D’autres sujets populaires parmi les étudiants, d’après le scrutin, inclus la santé mentale, le programme d’aide aux étudiants de Premières Nations et Inuits, les droits de propriété intellectuelle, la procuration de la résidence permanente, la méthode d’évaluation des actifs dans le cadre du programme Canadien des prêts

Étudiants, ainsi que l’amélioration de la participation étudiante dans le cadre d’élections politiques.

Nous verrons où le diamant nous mènera cette année; nos priorités seront certainement influencées par notre travail et les évènements politiques. Les questions touchant les étudiants existent sans fin.  L’ACAÉ continuera de promouvoir un plus grand investissement de la part du gouvernement et d’encourager les décideurs d’améliorer l’accès et l’excellence dans le secteur de l’éducation postsecondaire au Canada, peu importe le parti politique auquel ils adhèrent.

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Bienvenue à la conférence d’orientation stratégique 2012

Salut tout le monde!
Je m’appelle Anna Doucette et je suis la coordinatrice de la conférence de l’ACAÉ cet été. L’Université Mount Allison vous souhaite la bienvenue, et je vous promets trois jours d’aventure ici à Sackville, au Nouveau-Brunswick! Ce courriel vous fournit quelques idées quant à l’endroit où vous resterez et aux activités qui sont planifiées pendant votre visite.

Vous arriverez le 17 juillet. La conférence débutera le jour suivant. Nous allons avoir quelques véhicules qui vous attendront à l’aéroport de Moncton. On vous demande donc d’indiquer l’heure de votre arrivée, pour qu’on puisse être présent. Si vous préfèreriez utiliser un autre moyen de transport, je vous fais parvenir un attachement contenant les directions à partir de l’aéroport.

Vous dormirez dans une de nos résidences universitaires spacieuses– Campbell Hall – et le numéro de votre chambre, ainsi que le code d’accès à la zone sans fil, vous seront rendus dès votre arrivée. Vous recevrez aussi votre itinéraire et un dossier rempli d’information concernant les événements de la conférence, ainsi que quelques souvenirs.

Étant donné que les repas nous seront parvenus de plusieurs lieux, soyez certains de nous avertir de tous vos besoins alimentaires et de toute autre demande.

Sackville possède diverses attractions, incluant l’université Mount Allison elle-même, venant d’être nommée la meilleure université de premier cycle par le magazine Maclean’s. Il s’agit du 15e titre, sur 21 ans d’existence de Maclean’s. 50 Rhodes Scholars sont des anciens(nes) étudiants(es) de notre université, et de nombreux autres de nos diplomés(es) se sont distingués dans le cadre de diverses carrières partout au monde. De plus, l’Histoire du campus est riche et la beauté de l’environnement est évidente, peu importe où l’on se trouve sur le campus.

Nommé le « carrefour culturel des provinces maritimes, » Sackville possède de nombreuses autres attractions. On peut en apprendre sur l’histoire complexe de la région en visitant un nombre de musées et de sites historiques dispersés un peu partout dans la ville. On peut observer la beauté incroyable de la marée en visitant de nombreux sites, dont l’étang des signes et le parc Waterfowl. Plusieurs galeries d’art en ville présentent des œuvres d’artistes locaux et internationaux. De plus, les semaines sans concerts en ville se font rares. Le festival Sappyfest, est un des festivals les plus reconnus de la région. Arcade Fire était présent l’an passé, par exemple.

J’espère que ma description de la ville et de ses attractions vous enchante et vous excite par rapport à la conférence. Nous avons certainement hâte de vous recevoir! Les évènements sociaux dont je planifie inclurons la plupart des informations que je vous ai transmis, mais il reste encore beaucoup de choses à découvrir. Faites vos bagages soigneusement, choisissiez vos chansons préférées pour le karaoké, et assurez-vous d’identifier quelques bières locales auxquelles vous voulez goûter.

Si vous avez des questions, il me fera plaisir d’y répondre. J’ai tellement hâte de vous rencontrer et  j’attends notre conférence avec impatience. Je vous promets une semaine de tonnerre ici, dans notre petite ville exceptionnelle. À bientôt!

Bien à vous,
Anna Doucette
[email protected]

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Alors que le Canada règle la question sur les droits d’auteur, les discussions reprennent au niveau international.

La Loi Modifiant la Loi sur le droit d’auteur (Projet de Loi C-11) a été longuement débattue au Canada. En fait, les opinions varient toujours alors que le projet de Loi ait été accepté par le Sénat. Quoi que les dispositions de la Loi continueront certainement de faire controverse, le Canada n’est pas le seul à se saisir de ce débat mondial sur la propriété intellectuelle, qui change sans cesse.

Jeudi dernier, l’ACAÉ a participé à une rencontre avec les parties intéressées du Comité permanent du droit d’auteur et des droits connexes (SCCR) de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). L’OMPI est un organisme des Nations Unies qui cherche à développer des normes internationales sur la propriété intellectuelle. La rencontre de jeudi dernier a été organisée pour planifier la participation canadienne à la 24e session du Comité permanent, qui se tiendra à Genève du 16 au 25 juillet 2012.

La rencontre a été convoquée pour recueillir les commentaires des parties intéressées par rapport aux sujets qui seront abordés au SCCR 24. Le point focal de la discussion fut centré sur trois sujets principaux, dont :

-       Les limitations et exceptions sur le droit d’auteur pour les établissements d’enseignement et de recherche;

-       Les limitations en faveur des déficients visuels; et

-       La protection des organismes de radiodiffusion

Lors de la rencontre, la plus grande controverse se rapporta aux limitations que posent le projet de Loi C-11 par rapport aux déficients visuels. Certaines parties intéressées croient que C-11 limitera la possibilité pour le Canada de ratifier un traité international sur les exceptions sur le droit d’auteur en faveur des déficients visuels, en ce que nos obligations internationales contreviendraient possiblement à notre loi interne. Ce traité international potentiel, ayant été rédigé en partie lors du SCCR 23 en 2011, vise à faciliter le processus pour que les personnes victimes de déficiences visuelles puissent accéder à certains travaux protégés; documents en braille, performances audiovisuelles, etc. Le projet de Loi C-11, cependant, est largement centré sur ses mesures techniques de protection. La préséance que nous donnons à ces dispositions dans la Loi modifiant la Loi sur le droit d’auteur démontre que nous désirons, avant tout, protéger les droits d’auteur; et ce, parfois au détriment de l’accessibilité à l’information pour les usagers.

Dans l’éventualité que les pays membres de l’OMPI se mettent d’accord sur un traité sur les limitations en faveur des déficients visuels, certaines parties intéressées sont inquiètes par rapport au rôle que le Canada jouerait quant à la mise en place de cet instrument juridique. Le Canada serait-il favorable à ce traité? En lumière de notre nouvelle loi sur le droit d’auteur, POURRAIT-IL même en être favorable? Le Canada tenterait-il de se soustraire à certaines dispositions du traité international, ou est-ce que le gouvernement adapterait-il simplement le projet de Loi C-11 pour se conformer aux normes internationales? Le Canada est demeuré silencieux lorsque les pays membres de l’OMPI rédigèrent le document de travail lors du SCCR 23. Cependant, lorsque la question de la déficience visuelle fut abordée jeudi dernier, un représentant d’Industrie Canada nous assura simplement que le Canada respecterait les normes internationales. Reste à voir à quoi ceci aboutira.

Jusqu’à date, il y a très peu de soumissions sur le site web de l’OMPI pour le SCCR 24 discutant des limitations de droits d’auteur pour les établissements d’enseignement et de recherche, alors il est difficile de prédire quels points de discussions seront abordés à Genève. Cependant, une représentante de Patrimoine Canada expliqua que les Canadiens pourront s’attendre à un dialogue fructueux sur des projets de loi divers, des propositions de bonnes pratiques, ainsi que sur des études et des enquêtes en cours.

L’ACAÉ surveillera de près le déroulement de la conférence à Genève, car cette discussion est susceptible d’aboutir à l’instrumentalisation d’une législation sur les limitations de droit d’auteur pour les établissements d’enseignement et de recherche. Pourquoi cette législation pourrait-elle être importante? La valeur de nos efforts quant à l’élaboration d’un mécanisme ouvert et accessible d’échange de matériaux pédagogiques est inestimable pour les étudiants. Le partage du savoir résulte en un processus innovateur extraordinaire; processus qui aide non seulement le Canada à prospérer, mais qui nous permet également de bâtir un bon réseau international.

La position que le Canada adopte quant aux normes internationales sur les limitations sur le droit d’auteur pour les établissements d’enseignement et de recherche affecte grandement le corps étudiant. Elle détermine non seulement le rôle du Canada dans l’instrumentalisation de mécanismes facilitant l’accès à l’information, mais elle forme également les règles qui dictent la façon dont nos étudiants peuvent accéder aux travaux internationaux protégés par des droits d’auteur. Alors, l’équilibre entre les droits d’auteur et l’accès aux usagers demeure tout aussi important au niveau international qu’au niveau national. Dans les prochaines semaines, le Canada devra peut-être prendre position de nouveau. Que décidera t-il?

 

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L’éducation est une question provinciale, non ?

À la suite de la récente mobilisation des étudiants du Québec, les questions relatives à l’éducation reçoivent une attention accrue de la part du public. On a interprété ces efforts de mobilisation de bien des façons, entre autres comme une lutte des étudiants contre le gouvernement, des jeunes contre les baby-boomers ou du Québec contre le reste du Canada. Peu importe comment on qualifie ces démonstrations, elles soulèvent une question fondamentale : qui est réellement responsable de financer l’éducation postsecondaire ?

Pour y répondre, nous devons d’abord nous tourner vers la Constitution canadienne. La Constitution crée la fausse impression que le gouvernement fédéral n’a aucun mandat par rapport à l’éducation postsecondaire, alors qu’en vérité, il a un rôle substantiel à y jouer.

On interprète souvent l’article 93 sur l’éducation de la Loi constitutionnelle de 1867 comme si elle assignait au parlement de chaque province le pouvoir exclusif d’adopter des lois en matière d’éducation. Il convient cependant de se pencher de plus près sur le texte de cet article pour y relever ce détail subtil, mais important, de sa formulation : « la législature pourra exclusivement décréter des lois relatives à l’éducation ». L’article 93 fait donc des provinces les principales responsables de l’éducation, mais l’emploi de « pourra » permet également aux provinces de décider de ne pas conserver ce pouvoir exclusif sur l’éducation et laisse entendre que l’administration de l’éducation ne devrait pas se limiter aux considérations strictement provinciales.

Il existe des précédents qui confirment le droit du gouvernement fédéral d’avoir ses propres institutions éducatives; le Collège militaire royal et les écoles des Forces canadiennes sont des établissements d’enseignement établis et administrés par le gouvernement du Canada parce que leur mission correspond à un domaine de compétence fédérale, soit la défense. Toutefois, bien que le Collège militaire royal soit financé par le fédéral, c’est le gouvernement provincial qui lui accorde son pouvoir de conférer des grades. La recherche et l’innovation étant aussi de compétence fédérale, on peut croire que le gouvernement fédéral aurait le droit d’offrir directement l’enseignement dans ces domaines s’il en décidait ainsi.

En fait, la Loi constitutionnelle est peu définie, et l’implication du gouvernement fédéral dans l’éducation postsecondaire peut aller bien au-delà des simples transferts de paiements s’il obtient le consentement des provinces concernées. Cela dit, outre la question de la distribution de fonds aux établissements d’enseignement, qui donc est responsable de l’éducation ?

En tant que Canadiens, nous sommes tous responsables. C’est la population qui donne leur pouvoir aux gouvernements des divers paliers. Je n’ai jamais eu de conversation avec quelqu’un qui affirmait que les études n’étaient pas importantes. De nombreuses analyses statistiques nous ont démontré qu’une population plus éduquée se porte mieux sur tous les plans. À la question de savoir qui est responsable de l’éducation, je répondrais personnellement que c’est le Canada dans son ensemble.

Si nous croyons réellement en l’importance de l’éducation, nous devons voter en ce sens, en discuter et défendre son importance à tous les échelons et dans tous les forums. Collectivement, il nous faut entamer un dialogue national sur ce que nous désirons comme système d’éducation. Alors que les défis économiques, politiques et sociaux auxquels nous faisons face deviennent de plus en plus complexes, nous n’avons d’autre choix que d’assurer l’abordabilité, l’accessibilité, la bonne administration et la responsabilisation de notre système d’éducation supérieure afin d’aider la population à affronter ces difficultés.

 

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